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 La Taverne du Vieux Monde (RP uniquement)

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Syrad

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MessageSujet: La Taverne du Vieux Monde (RP uniquement)   Mar 6 Fév - 0:39

A Altdorf, capitale actuelle de l'Empire, se trouve une des tavernes les plus réputées du Vieux Monde. Bien sûr, le rhum et le vin qui y sont servis sont réputés pour être les meilleurs du continent. Bien sûr, les ribaudes qui se font un plaisir de danser chaque soir sur les tables de cet illustre repaire sont les plus beaux trésors à des lieux à la ronde. Mais si tous se battent pour avoir leur place au bar, c'est pour les rumeurs et histoires que l'on y raconte.

Assis au bar, un vieil homme, vêtu de simples haillons, portant une barbe peu entretenue est non seulement le grand vainqueur de la belette de Winchester mais aussi un voyant qui sait tout du monde qui l'entoure. Il partage toujours ses histoires à ceux qui sont prêts à lui payer un ver... un tonneau de vin.

Dernièrement, les échos d'une sanglante bataille sont arrivés aux oreilles des voyageurs qui voulurent en savoir plus et demandèrent conseil au vieil homme. Il leur parla de ce terrible affrontement qui eu lieu dans la forteresse Orque du Massif d'Orquemont au coeur de la Bretonnie.
Grimgor venait juste d'envoyer une missive pour qu'un général prenne la tête de la garnison afin de brûler les granges de ces ridicules paysans qui osent s'appeller soldats quand Morgiana, la Fée Enchanteresse, guida le duc Bohémond de Bastogne aussi connu sous le nom de Fléau des Bêtes. C'est sans aucune hésitation que le duc, brandissant sa masse, chargea dans la porte de la forteresse avec ses troupes. Quelle fut sa joie lorsqu'il entra en contact avec les trolls qui défendaient l'entrée. Nombre des hommes du duc tombèrent sous le poid de ces immondes créatures. Mais alors, les Chevaliers du Royaume, suivant leur chef, firent tourner la bataille en faveur de la Bretonnie. Le Chef de la garnison Orque se retrouva cernée et personne ne peut dire quel est le courageux qui lui arracha la vie. Tel est l'histoire de la libération du Massif d'Orquemont.

Bien sûr d'autres échos étaient parvenus à la taverne. On disait que Grom la Panse des Monts Brumeux avait attaqué sans réfléchir ses ennemis nains et avait failli perdre la vie en trébuchant sur les gobelins qui l'accompagnaient. On dit aussi que les nains ont lâchement abandonnés une partie de leur peuple et leur route commerciale maritime aux mains des Orques qui ont été bien déçus de rencontrer pour seul résistance des pêcheurs barbus.

Qui sait ce qui adviendra du Vieux monde par la suite, seuls ses dirigeants peuvent en décider.
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davidou1980



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MessageSujet: Re: La Taverne du Vieux Monde (RP uniquement)   Mar 6 Fév - 10:33

AHAHAHAH !




Mannfred von Carstein s'esclaffe devant de telles balivernes ...

Tant de sang chaud qui bouillonne et se répand, c'est un véritable festin !
Le comte se tourne alors vers sa garde, qui l'entoure, allez-y messieurs, festoyez vous aussi, délectez vous de cet amas de chair !
Car oui, c'est bien au coeur d'Eicheschatten, terre humaine, que ces paroles sont prononcées; alors même que les légions vampiriques ont écrasé la ville et savourent le sang de leurs victimes.

Mais le comte ne s'arrête pas là : repaissez vous mes amis, nos rangs se sont renforcés de ces milliers de morts vivants ressuscités, plus nous tuons, plus nous grandissons, la vermine humaine doit être annihilée, soyez en convaincus, préparez vous, aiguisez vos lames et vos canines, je vous promets de nouveaux festins ! Soyez fidèles, suivez votre maître, et il vous offrira leurs terres et leurs vies !

C'est alors que Mannfred s'empare du commandant encore vivant de la ville. Dans un mutisme assourdissant, sa tête est décollée de son corps et le sang jaillit, inondant les rangs d'une armée rassérénée.
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Yandhen

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MessageSujet: Re: La Taverne du Vieux Monde (RP uniquement)   Mar 6 Fév - 13:10

Extrait de la geste de Bohémond, de Jeannot du Mimosa

Alors qu’il estoit devant vil peaux verte
Qui commandoit sûr ceste ost
Bohémond s’avançoit avec vaillance et alerte
Face à la beste qui tenoit son poste

Vil créature ! Engeance sanglantes !
S’exclamoit t’il, saisissant sa lame
Je m’en vais quérir ta teste démente !
Monjoie ! Pour le Roy et la dame !

Hardi et allant à l’ennemi
Bohémond s’élança enragé
Et du tranchant de sa lame rompit
Le cou de la bête apeurée

Ô gloire ! Ô joie ! Bohémond victorieux !
Orquemont libérée n’estoit plus mauvaises mains
Que l’on chante l’éternelle victoire du preux
Et qu’on boive à tour de bras quelques gracieux bons vins
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Maxsilv

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MessageSujet: Re: La Taverne du Vieux Monde (RP uniquement)   Sam 10 Fév - 15:37

Principautés tiléennes

Tour 3

RP | Le triumvirat

Ludwig avait profité d’un bref passage à Altdorf, la capitale impériale, pour retrouver des amis d’enfance autour d’un fût de vin de très bon cru. Rapidement, cette joyeuse compagnie avait attiré des curieux, si bien que le jeune ambassadeur, quelque peu éméché, s’était senti obligé d’étaler son savoir nouvellement acquis pour amuser la galerie, qui buvait ses paroles à défaut de se voir offrir un verre de cette bouteille hors de prix.

— Pour tout Impérial, y compris les supérieurs à qui j’adresse mes rapports, être en poste à Miragliano, c’est être ambassadeur de l’Empire dans toute la Tilée. Après tout, hors de Sylvanie, renierait-on à Karl Franz sa couronne pour le reléguer au rang de comte électeur ? Bien sûr que non ! Dès lors, chacun est prompt à transposer notre situation à celle des principautés tiléennes.
Tout en adressant son meilleur sourire à la servante qui passait à côté de sa table, Herr von Liebwitz poursuivit :
— Assurément, la principauté de Miragliano profite de sa position septentrionale pour être la pièce maîtresse de la diplomatie tiléenne, même si j’en connais à Verezzo qui déclencheraient une guerre si elle le revendiquait ouvertement. Néanmoins, Don Borgio, malgré sa fortune amassée sur les champs de bataille et en dehors, n’a rien d’un empereur en son royaume, ne lui en déplaise. En vérité, le fait que les principautés adoptent une ligne cohérente sur la scène internationale tient à l’action conjointe de non pas une mais trois personnes. Dans le Sud, on appelle ça un triumvirat. Bien qu’il soit officieux, son principe est simple : tant que deux personnes font contrepoids à une troisième, elle n’aspire pas à la tyrannie.
— Et tu vas ptêt nous dire que t’es du lot ! s’esclaffa l’un des convives attablés.
— Non, je n’ai pas encore cette prétention…

À ces mots, l’intéressé se mit à rire encore plus bruyamment.
— Ne vous laissez pas distraire par ce soudard. Continuez je vous prie, intervint la servante, en lui rendant son sourire.
— Le deuxième membre de ce triumvirat a récemment fait parler de lui. Il s’agit du prince de Trantio : Marco Colombo. Marin aguerri, rien ne résiste à son ambition : à l’heure où nous trinquons, il doit être en train de mettre la main sur la base pirate de Sartosa, dont il était déjà le principal employeur.
— J’comprends mieux pourquoi t’as choisi Borgio, tu préfères pas t’mouiller ! se moqua encore le même énergumène.
— Pourtant, je ne suis pas le seul à préférer les intrigues de palais au fracas des armes. Lorenzo Lupo, le troisième homme de ce trio politique, partage largement mon point de vue… ou plutôt je partage le sien. D’ailleurs, si Marco peut écumer les sept mers du Vieux Monde, c’est bien parce que les navires lui sont fournis par cet illustre prince de Luccini.
— Qu’est-ce qu’il a de si illustre ? s’étonna un autre camarade de beuverie.
— Il est le seul à pouvoir faire remonter sa généalogie jusqu’à la lointaine époque de la colonisation elfique. Don Borgio sacrifierait bien le quart de sa fortune pour pouvoir rivaliser avec pareille ancienneté, si tant est que ce fût possible. Et comme si ça ne suffisait pas, les vins produits par ses domaines sont juste exquis. Je recommande que le présent établissement les ajoute à sa carte ; il ne le regrettera pas !

Se tournant ensuite vers la servante, Ludwig ajouta :
— Ne soyez pas embarrassée, ma mie. Vous n’êtes pas responsable de la qualité des vins que vous servez, au demeurant très bonne.
— « Ma mie », c’la première fois que j’entends ça à destination d’une soubrette !
À force de rire, le joyeux luron finit alors par tomber de sa chaise.
— Hans, l’apostropha l’ambassadeur, vous vous plairiez dans le Sud. Les tavernes y regorgent d’écervelés parlant bruyamment. Pour peu que vous travailliez vos chutes, vous y feriez un excellent comique.

La remarque suscita l’hilarité générale, certes favorisée par l’avancement de la soirée et les alcools consommés. Cependant conscient du fait qu’il n’avait que trop attiré l’attention sur lui et qu’il risquait dorénavant de laisser échapper des informations sensibles, Herr von Liebwitz préféra aborder des sujets plus triviaux, telle la manière avec laquelle son patronyme était fréquemment écorché par l’accent tiléen.
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Maxsilv

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MessageSujet: Re: La Taverne du Vieux Monde (RP uniquement)   Sam 17 Fév - 16:56

Principautés tiléennes

Tour 4

RP | Une purge

Les discussions continuèrent jusque tard dans la nuit. Nombreuses étaient les personnes affalées sur des tables quand, enfin, le silence se fit dans la taverne. Ludwig voulut alors se lever pour étirer ses muscles engourdis par plusieurs heures de position assise, mais il sentit des regards s’appesantir sur lui. Des hommes du guet avaient fait irruption dans la pièce ; ils barraient la porte d’entrée pendant que leur cheffe discutait avec le tavernier. Son accoutrement différait sensiblement de ses subordonnés et pourtant il fallut quelques instants avant que l’ambassadeur impérial ne la reconnût. Sous un chapeau à larges bords irradiaient des yeux d’un bleu incandescent. Un frisson lui parcourut l’échine ; il s’agissait d’une répurgatrice. Les personnes encore éveillées se levèrent sans un bruit. D’un signe, elle leur permit de quitter la pièce. Il ne resta bientôt plus que les dormeurs, quelques employés de l’établissement, les gardes, la répurgatrice… et l’ambassadeur.

— Madame. Puis-je vous inviter à ma table ? se hasarda-t-il, en feignant d’être à l’aise.
— Herr Ludwig von Liebwitz, je présume.
La gorge de l’intéressé se noua ; cette visite lui était destinée. Il ouvrit la bouche, mais aucune réponse n’en sortit.
— Eh bien, que vous arrive-t-il ? Avez-vous perdu votre langue ?
Un silence de mort lui fit écho. Il ne fut troublé que par le pas pesant des vigiles s’avançant… et le début de l’interrogatoire :
— Je suis mandatée par Frau Etelka Toppenheimer, grande-baronne de Suddenland.

Les Toppenheimer étaient les rivaux des Liebwitz pour le contrôle du Wissenland. La Grande Comtesse Emmanuelle von Liebwitz étant trop occupée à choyer Nuln, sa ville, pour vouloir régir une province aussi reculée, les Toppenheimer souhaitaient profiter de sa négligence pour faire du Wissenland leur fief. Cependant, tout cela était de commune renommée et ne concernait pas directement un lointain cousin de la Comtesse. Qu’était-ce alors que ce mandat ? Surtout, pourquoi avait-on fait appel à une répurgatrice ? Ludwig avait l’esprit trop embrumé par l’alcool pour comprendre sa présente situation.

— Monsieur, vous avez à répondre d’une mise en accusation pour les griefs suivants : intelligence avec l’Ennemi ainsi que sympathie envers la nécromancie et la non-vie. La peine encourue est… la mort.
Ludwig peina à articuler une réponse intelligible, réussissant seulement à objecter :
— Je ne suis pas un Vampire.
— Évidemment, sans quoi on vous aurait passé par le fil de l’épée sans le moindre procès. En revanche, tout porte à croire que vous êtes un de leurs agents infiltrés. Sous couvert de représenter l’Empire en Tilée, vous tisseriez des alliances avec quelque réseau occulte ; ce document en atteste.

La répurgatrice brandit une lettre. Sans mot dire, l’accusé la lut. Un sourire de satisfaction apparut sur le visage de celle-ci quand elle le vit écarquiller les yeux. C’était l’extrait d’une correspondance entre un client des Von Carstein et un contact tiléen, anonyme. Il était question d’un « Signore Ludovico » ayant permis d’accélérer l’ouverture d’une liaison commerciale entre Luccini et Morillon. Sa rédaction était très certainement antérieure à la chute de la place-forte vampirique sous les projectiles des trébuchets bretonniens.

— L’information est obsolète, lâcha le premier concerné.
— Ainsi, c’est tout ce que vous avez à dire pour votre défense…
— Non ! Je ne connaissais pas l’existence de cette lettre. Je veux dire, Ludovico, ce n’est pas moi !
— Cessez de feindre l’ignorance ! Il n’est pas nécessaire que vous soyez tenu informé des échanges épistolaires du moindre de vos acolytes pour être impliqué !

La répurgatrice secoua vivement son interlocuteur. En retour, ce dernier restitua une partie du mélange alcoolisé ingurgité dans la soirée. Le liquide infecte tomba en plein sur la lettre qui était posée devant lui. Passé l’écœurement, l’accusatrice l’empoigna derechef, fulminant :

— Destruction de preuve ! Vous n’arrangez pas votre cas, Herr von Liebwitz. Gardes, saisissez-vous du criminel !
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davidou1980



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MessageSujet: Re: La Taverne du Vieux Monde (RP uniquement)   Dim 18 Fév - 9:21

La neige tombe à gros flocons sur l’Ostermark : un linceul immaculé recouvre peu à peu la terre des Hommes où toute vie semble s’ééteindre. A la fin du 31 ème jour de cet hiver rigoureux, c’est Mannfred Von Carstein qui s’éveille alors que la Lune pointe dans le ciel.

A ses pieds, la brillante cité de Bechafen brûle de mille lumières. Les feux d’alarme sont allumés, la piétaille humaine court en tous sens. Mais il est trop tard, l’armée de la non-vie est là, assoiffée devant tant de mets si délicats, reluisants dans leurs armures et leurs étoffes.

Les remparts transpirent la peur et les hurlements d’effroi se déchainent quand surgissent les monstres volants domptés par le seigneur de la mort. A la porte, les armes s’entrechoquent et les canines acérées déchiquètent les chairs sans traîner. Le premier choc a suffi, la ville est prise, le sang se répand, recouvre les sols, inonde les rues.

Peu à peu, les cris s’estompent, les respirations cessent, l’armée de la non-vie siège au cœur de la ville, tandis que de nouveaux soldats s’élèvent : ces Hommes sans vie, vaincus, n’ont plus qu’à reconnaitre leur nouveau maître.

Il est là, au cœur de la cité encore radieuse une heure plus tôt, et maintenant plongée dans l’obscurité et la désolation. Il se dresse, au cœur d’une armée encore plus nombreuse qu’au début du combat, sort son épée de son fourreau :

« Pillez ! Dévorez ! Saignez-les à blanc ! L’humanité est une engeance, votre mission est de l’exterminer, que cette victoire vous montre le chemin vers le règne de la désolation ! »

La ville de Bechafen était tombée.
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Syrad

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MessageSujet: Re: La Taverne du Vieux Monde (RP uniquement)   Dim 18 Fév - 15:09

La Taverne d'Altdorf

Tous attendaient impatiemment la prochaine vision du vieux fou assis au bar.

C'est dans les terres du grand nord que son regard se promenait lorsqu'il aperçu la cité Skavens de Malefosse assiégée par l'armée de Nyvena le Ungol, mandaté par la Tsarine Katarine du Kislev.

Les Kossar chargèrent sous le feu couvert de leurs archers qui nettoyèrent les murs des quelques frondeurs qui s'y trouvaient. Une fois rassemblé aux pieds des murs de la cité, les archers grimpèrent aux murs, espérant trouver une place pour harceler les défenseurs. Ils furent surpris de se retrouver face à une marée rats prête à en découdre. Et finalement, après des heures de combat acharné, les archers Kislévites furent jeté du haut des remparts.
Dans le même temps, une lutte sanglante s'entamait. Les Kossars tombaient par centaines sous les coups des terribles Abominations de Malefosse qui défendaient la porte. Une meute de Rats-Ogre se jeta dans la mêlée pour tenter de bouter définitivement les Kislévites de la porte. Throt le Galeux comptait sur sa force de frappe pour écraser rapidement les hommes du nord. Mais malgré ça, les hommes revenaient toujours en surnombre et pourfendaient les créatures qu'ils rencontraient. Ce fut une charge de cavalerie qui finit de transpercer la mêlée alors que les Skavens sur le mur descendaient pour renforcer la porte. Ils furent tous balayés en un rien de temps et Throt le Galeux mettant ainsi fin à sa misérable existence.

La Gazette du Vieux monde

A la une !
La politique et le Vieux monde ça fait deux.

En une année de nombreux conflits ont éclatés à travers tout le Vieux Monde. Mais nos journalistes sont obligés de constater que les dirigeants sont animé par un syndrome qui les pousse à passer des accords invraisemblables. On parle même d'une épidémie nommée "je déclare la guerre... mais bon c'était juste comme ça pour voir". Nos envoyés spéciaux ont été interroger la population pour connaitre leurs sentiments à ce sujet.

Témoignage d'un Duc Bretonnien
"C'est invraisemblable moi je vous le dis ! Hier encore je pourfendais des Peaux-Vertes et aujourd'hui ma femme vend son poisson à un chaman puant. Je ne sais pas ce que fait notre bon roi mais ça sent pas bon. Je commence à en avoir marre, je gueule, je gueule, je pourrais gueuler dans le cul d'un poney que ce serait pareil".

Témoignage d'un Orques de la Corne Sanglante
"Huu? Lé Z'hommes ? Moi j'tape dessus. Huu? Com, Com, Commerce ? Kécécé?"

Comme vous le voyez, c'est une réelle incompréhension qui règne chez le peuple et personne ne sait sur quoi pourrait déboucher ce mécontentement.

Page Culture
Il semblerait que les Nains et les Gobelins aient décidés de faire un échange culturel des plus amicales. Nous nous étions rendus au Karaz Ankor pour constater l'état de siège subit par les Nains. Nous sommes tombés sur un camp établit devant la ville où les gobelins lisaient leur avenir aux nains dans une soupe de poisson. Les nains eux, tentaient d'apprendre le rudiment des échecs gobelins, mais ce n'est pas encore une réussite.

Page Sport
Les Records au Vieux monde. Plusieurs records on été battus en cette belle année.
Boris Todbringer, l'homme qui détale plus vite que son ombre.
Throt le Galeux, l'homme qui fait le plus de roulade à la suite.

Page Ecologie
Orion Roi des Forêts fonde Green Peace. Il s'engage à planter un arbre pour chaque tête coupée Impériale qui lui sera offerte. Ainsi le monde sera recouvert de verdure et surtout... d'engrais.
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Prophète

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MessageSujet: Re: La Taverne du Vieux Monde (RP uniquement)   Dim 18 Fév - 22:56

Récits de Karaz Ankor n°872 : Une Rancune de bière accomplie dans le sang

Cette histoire est rapportée par le chroniqueur Nain Snorri Durakson et prend place lors du siège de Karak-au-Huit-Pics par les armées Peaux-vertes menées par Grimgor boît’en fer en personne.

C’était un hiver rude, cela faisait déjà un an que les tribus Peaux-vertes s’étaient rassemblées sous la bannière de Grimgor afin d’attaquer massivement les Nains. Ces derniers, également agressés par les Gobelins, étaient donc contraints de s’en tenir à la défense de leurs places fortes et demeuraient cloitrés dans leurs montagnes.
C’est lors d’un banquet donné en l’honneur du Haut Roi Nain qui visitait la ville avec sa suite que les tambours et cors de guerre orcs furent entendus par les guetteurs. Alors que toute la garnison se préparait à faire face à un long siège, quelle ne fut pas leur surprise en constatant que les orcs s’armaient d’échelles tout autant que de courage en commençant à se presser vers les murs.

La marée verte s’étendait à perte de vue et la plupart des défenseurs, de simples nains sortis de leurs mines de force afin de défendre la ville, étaient pris d’épouvante. La plupart, mais pas Thorgrim, qui savait que Wurrzag se trouvait dans le sillage de Grimgor et serait présent sur le champ de bataille. Le Haut Roi rêvait en effet de rayer de son livre toutes les rancunes associées au Prophète Vert, notamment le saccage de la légendaire brasserie Bugman et bouillait d’impatience de le retrouver sur le champ de bataille afin de lui ôter la vie.

(Ici ont lieu les événements des récits de Karaz Ankor n°871 : Le sixième siège de Karak-au-Huit-Pics)

Alors que les dernières forces Peaux-vertes ayant pénétré dans la cité se jetaient sur les Nains assemblés dans la cour et que l’ultime combat s’engageait, Thorgrim, qui guettait les généraux ennemis depuis un moment, choisit de tenter sa chance et s’élança sur Wurrzag. Deux géants tentèrent de le stopper dans sa charge mais Ungrim poing d’acier, qui accompagnait le Roi, en pourfendit un et intercepta le second.

Lorsque Thorgrim arriva finalement à hauteur de sa cible, il balança de toutes ses forces son marteau en direction du crâne du chef chaman. Avec l’élan qu’avaient accumulé les porteurs de son trône et la hauteur de ce dernier, Thorgrim n’eu aucun mal à faire décoler la tête de Wurrzag dans les airs.
La vision de la tête du chaman filant comme une comète à travers la place fit perdre courage à Grimgor et à ce qu’il restait de sa garde d’orcs noirs qui se replièrent immédiatement.

C’est ainsi que la ville fut sauvée et la rancune rayée.
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Maxsilv

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MessageSujet: Re: La Taverne du Vieux Monde (RP uniquement)   Sam 24 Fév - 19:28

Principautés tiléennes

Tour 5

RP | Le condamné

En dépit de la pluie qui s’abattait sur la capitale impériale, une foule nombreuse était venue assister à la série d’exécutions publiques censées extirper le mal qui la rongeait et ramener à l’obéissance une aristocratie un peu trop indépendante. En guerre sur trois fronts, au sud avec les Elfes, à l’est avec les Vampires et au nord avec le Kislev, l’Empire était acculé. Il fallait donc urgemment des bouc-émissaires à accabler de tous les maux du moment. Les répurgateurs avaient ainsi accompli un travail remarquable en identifiant non moins d’une douzaine de nobles et d’une vingtaine de roturiers coupables, selon eux, d’une attitude tendancieuse à l’égard des corruptions en tous genres. Par conséquent, des potences supplémentaires avaient été érigées durant la nuit, tandis qu’un bûcher devait s’assurer ensuite que les cadavres, calcinés par les flammes, ne se relevassent pas. Encore eût-il fallu pouvoir conserver au sec le combustible, ce qui était loin d’être assuré au vu de l’humidité ambiante.

Qu’importe, certaines des personnes arrêtées avaient le bras long ; il importait d’en finir au plus vite, afin d’éviter que quelque bien-né ne fomente son évasion. De toute manière, en cas d’excès de zèle, il était toujours envisageable d’opérer une réhabilitation à titre posthume. Pareille procédure avait l’avantage de calmer à peu de frais la grogne nobiliaire, sans risquer de libérer un quelconque criminel. Par précaution, on avait tout de même pris soin de n’arrêter aucun héritier en ligne directe. En ces temps troublés, aucun n’était suffisamment inconscient pour voyager sans escorte ; aussi leur arrestation eût-elle suscité plus de maux qu’elle n’en eût résolu.



— Debout là-dedans !

Le cliquetis d’une serrure retentit faiblement, suivi d’un grincement désagréable accompagnant l’ouverture de la porte d’une cellule voisine. Les geôles se vidaient une à une. Bientôt, ce serait son tour, cela ne faisait guère de doute. Des gémissements accompagnaient çà et là l’annonce d’une exécution imminente, mais dans l’ensemble, tous s’y étaient déjà préparés. Un détenu avait même réussi à se suicider dans la nuit, préférant mourir de ses propres mains plutôt qu’au vu et au su de toute la ville d’Altdorf.

Ludwig, pour sa part, n’avait pas cherché à résister. Au moment de l’interrogatoire, la veille, il avait vite choisi la voie de la collaboration avec les autorités, au point que la répurgatrice se plaignît de ne pas avoir pu assez l’abîmer avant d’obtenir ses aveux. Beau parleur, le désormais ex-ambassadeur avait déroulé une histoire manifestement convaincante, où il brûlait d’amour pour une dame vampire de Miragliano, Silvia Bescounoulli, et s’efforçait de la fournir en informations sur l’Empire. Son identité n’était que pure invention, à partir du nom de Silvio Bellouscouni légèrement réadapté, mais il avait presque fini par se persuader lui-même de son existence, tant il avait répété son nom en boucle. Somme toute, les contes de sa nourrice, qui l’avaient tant effrayé étant petit, lui avaiant permis de broder le portrait crédible d’une Vampire.

En entendant les pas des gardes s’éloigner, Ludwig commença à se demander s’il n’avait pas été oublié, quand il entendit quelqu’un crier depuis l’escalier : « j’me dépêche d’vous ram’ner l’dernier ! » Peu après, la porte de sa cellule s’ouvrit enfin. Un homme, haletant, à l’uniforme mal ajusté, entreprit de décrocher les chaînes qui le retenaient au mur de la cellule. Étant pieds et poings liés, Ludwig le regarda faire sans réagir. Ce ne fut qu’en voyant le garde se pencher vers lui pour ramasser la clef qu’il avait nonchalamment laissée tomber que le condamné eut un sursaut de lucidité. Rassemblant ses forces, il abattit la plaque de bois qui lui entravait les mains sur le sommet du crâne de l’intéressé. Ce dernier tomba lourdement sur le sol : assommé. Sous le choc, le loquet de la plaque sauta.

Profitant de cette occasion inespérée, Ludwig fut prompt à se dégager complètement de ses entraves. Désormais empli d’une vitalité qu’il croyait à jamais perdue, il se demanda que faire. Sortir dans son état était proprement suicidaire, mais rester ici n’offrait guère plus de sûreté. En retournant le corps du garde, il vit alors sa planche de salut : son visage ressemblait au sien. Le dépouillant de son habit, Ludwig entreprit donc de se faire passer pour lui. Toutefois, il venait à peine de s’équiper qu’une voix agacée se faisait déjà entendre dans l’escalier :

— Bon, ça s’grouille un peu là en bas ?
La seule échappatoire obligeant à emprunter cet escalier, le condamné dut bluffer :
— Le m’sieur y l’est coincé, v’nez m’aider !

Ludwig eut pour seule réponse un soupir et des bruits de pas pressés… ce qu’il escomptait. Aussi se tint-il prêt lorsque son interlocuteur fit irruption dans la cellule. Sans perdre le moindre instant, il l’y enferma à clef.
— Mais… Hans, qu’est-ce que tu fous ?!
Avant de réaliser que ce n’était pas Hans, celui qui s’était fait passer pour lui avait déjà remonté en toute hâte les escaliers. Heureusement pour l’imposteur, la majorité de la troupe ne se trouvait plus au rez-de-chaussée et était peut-être même déjà en route vers le lieu d’exécution ; ils étaient à peine une dizaine de condamnés à attendre encore leur tour. Tentant le tout pour le tout, Ludwig déclara alors :

— ’blème de serrure, j’vais chercher une aut’ clef.

À sa plus grande surprise, on le laissa quitter la pièce. Il se retrouva ainsi dans la cour de la prison. Ce répit étant sans doute de courte durée, il lui fallait désormais sortir de cette enceinte au plus vite, puis se fondre dans la masse, le temps de trouver un moyen de quitter cette cité de malheur. Cependant, une voix féminine ne lui laissa pas le temps d’esquisser un projet de survie :

— Herr von Liebwitz ?

Le pseudo-garde s’immobilisa ; il était déjà démasqué.
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Alkhur Barreadon

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MessageSujet: Re: La Taverne du Vieux Monde (RP uniquement)   Lun 26 Fév - 18:24

HRP
J'edite ce texte au fur et à mesure, pour éviter une nouvelle perte après un crash pc.


Minuit se rapprochait, tandis que l'empereur et son conseil palabraient dans la tour d'Astronomie de Wurtbad.
Les nouvelles étaient mauvaises, et ce depuis plusieurs jours.
D'abord, un messager portant la livrée de Middenheim était arrivé, portant la nouvelle de l'échec de la battue du comte électeur du Middenland. Todbringer avait été battu non loin de Magnusdorf par son ennemi juré, Kazrak le Borgne, et il avait dû fuir vers Delberz dans la plus grande précipitation.
Une autre harde avait ravagé la ville d'Untergard, sans en détruire son important pont toutefois.

Plus grave, une horde d'elfes était descendue des montagnes, et avait assiégé la ville d'Ubersreik, ainsi que le Fort de sang.
Au Nord, crachant sur des années d'alliances, le Kislev était entré en guerre contre l'Empire. Des escarmouches entre la légion Griffon et les taureaux écarlates avaient déjà eu lieu sur la frontière avec l'Ostland, tandis que les chasseurs de Taal croisaient le fer avec des bandes de maraudeurs Gospodars.

"Devant nous, les Von Carstein, au Nord, les Kislev, et au sud les elfes. A l'arrière, les rejetons du Chaos. En notre cœur, les skavens et les gobelins, et les rebelles." "Que l'on nous laisse. Grand Théogoniste, Patriarche Suprême. Restez ici".

Pensif, l'Empereur leva les yeux au ciel durant de longues minutes, avant de soupirer pour se retourner lentement vers ses deux conseillers.

"Je ne vois qu'une seule solution. Sachez qu'une dizaine de vampires sont en route vers Wurtbad. Je les ai invité à discuter des termes d'une paix, j'espère que..."Il fut interrompu par un Volkmar écarlate.

"Comment osez-vous?! Les habitants de l'Est de l'Empire comptent sur nous! Les enfants de Sigmar ont besoin de notre aide! Nous ne pouvons les laisser à la merci de ces suceurs de sang!"
"Il le faut pourtant, mon ami" La voie caverneuse de Gelt s'était élevée. "Nous ne pouvons lutter contre tout ces ennemis à la fois, il faut accepter des pertes. Rappelez-vous de mon acolyte, hier, qui s'est sacrifié pour me sauver".

Le débat dura longtemps, avant qu'un Volkmar enragé se retire dans ses quartiers, et que Gelt prenne congé pour retourner à ces études. L'Empereur allait devoir rencontrer le comte de Sylvanie seul.
Bien que cela lui serrait le cœur d'abandonner ses sujets, il n'avait pas le choix.

_________________
"L'univers n'est pas comme un puzzle que vous pouvez défaire et refaire afin d'en découvrir les secrets. C'est une chose incertaine et toujours en mouvement, se transformant au moment même où vous l'observez. Un homme puissant n'est pas un homme qui divise l'univers comme un puzzle, l'examinant pièce par pièce et mesurant chacune d'elle avec une précision scientifique. Un homme puissant n'a qu'à poser son regard sur l'univers pour immédiatement le transformer."
""L'ingéniosité ne s'enseigne pas."
"Je ne connais pas d’outil de négociation plus efficace qu’une flotte de vaisseaux impériaux sur le pied de guerre…"
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Maxsilv

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MessageSujet: Re: La Taverne du Vieux Monde (RP uniquement)   Sam 3 Mar - 14:26

Principautés tiléennes

Tour 6

RP | L’évasion

La prison était en ébullition. Un des condamnés avait réussi à fausser compagnie à ses geôliers en se faisant passer pour l’un d’entre eux. Bien que la supercherie fût vite découverte et les portes de l’enceinte refermées avant que quiconque ne pût les franchir, le prisonnier était introuvable. De toute évidence, il s’était évanoui dans la cour. Au vu de pareille négligence, les répurgateurs ne cachaient pas leur colère ; pour préserver les apparences, on avait certes envoyé le dernier groupe de coupables à la potence, mais sa disparition troublait la fête.

— Vous êtes la lie de l’Empire ! fulmina une répurgatrice à l’adresse de ses subordonnés.

Pris au milieu du désordre ambiant, le conducteur d’un chariot tentait d’obtenir la permission de franchir la herse principale :

— Loin de moi l’idée de me mêler de vos affaires, Madame, mais je récupère les tonneaux vides de la garnison depuis plus de dix ans et jamais on ne m’a encore refusé l’accès sans raison apparente.
— Des tonneaux vides, dites-vous ? Soldats, inspectez-les !

Quelques bris de tonneaux plus tard, l’enquête restait au point mort, tandis que non seulement le conducteur, mais aussi la personne l’accompagnant à l’arrière trahissaient des signes d’impatience.

— Vous voyez bien qu’il n’y a rien dans ces tonneaux ! protesta cette dernière, mal à l’aise.
— J’ose espérer que vous n’allez pas aussi démonter le chariot ! maugréa derechef son acolyte.

À regret, la répurgatrice donna l’ordre de cesser l’inspection. Un grincement indiqua peu après la réouverture de la herse, laissant le convoi poursuivre sa route dans la cité d’Altdorf. Nul doute qu’il faudrait encore plusieurs heures de recherche pour s’en assurer, mais le prisonnier avait échappé à la vigilance de la fine fleur des répurgateurs… du moins, pour le moment. Une traque de plus longue haleine devait s’ensuivre.



Sur l’une des grandes places de la ville, les cadavres des autres condamnés se consumaient lentement, tandis que peu à peu la foule se dispersait. De fait, le chariot n’éprouva guère de difficultés pour s’extraire de la masse et s’arrêter derrière l’établissement où le remue-ménage avait commencé, quelques jours auparavant. À l’intérieur, les habitués du lieu avaient déjà repris leurs habitudes et les deux employés avaient été mis très en retard par la fouille impromptue. En outre, il fallait justifier des tonneaux endommagés auprès du gérant, un homme particulièrement attentif aux biens de son établissement. Qu’un de ses employés, volontairement ou non, porte atteinte au matériel, et il y laissait au mieux sa paie journalière, au pire la chair de son dos – les sévices corporels ne devaient pas abîmer de partie du corps visible par les clients.

Par chance, le conducteur avait fini sa journée ; il préféra s’éclipser et laisser le soin à son accompagnatrice de justifier le désordre causé par les soldats. Celle-ci n’en attendait pas moins de lui ; sa capacité à se désolidariser du groupe au moindre problème lui valait un mépris unanime… exception faite du patron qui entendait l’ériger en modèle de réussite. Il incombait dorénavant à la seule jeune femme d’aider à décharger la charrette, puis de donner sa version des faits au gérant. D’ordinaire, ce dernier lui aurait demandé de monter dans sa chambre. Là, agenouillée face au mur, stoïque, elle aurait ôté sa robe – il ne fallait surtout pas l’abîmer – avant de recevoir les coups de fouets que réclamait la présente mésaventure. Elle aurait sans doute versé une larme, mais se serait retenue de crier ; le patron détestait les jérémiades.

Ce matin-là, pourtant, il en fut autrement. Après avoir aidé au déchargement de la cargaison, elle se chargea elle-même de rentrer la charrette. Ensuite, une fois parvenue dans le local, étant à l’abri des regards indiscrets, elle tapa sur la banquette avant, celle-là même sur laquelle était préalablement assis le conducteur, comme si elle toquait à une porte, puis chuchota :

— Monsieur, vous pouvez sortir.

Après quelques instants, cette banquette se souleva, dévoilant un espace d’ordinaire vide, duquel un homme sortit, non sans mal.

— Ma mie, je vous dois la vie. N’eût été votre sagacité, j’eusse été pris avec les tonneaux !

Il s’agissait bel et bien de l’évadé. En effet, dans la cour de la prison, Ludwig von Liebwitz avait eu la chance de croiser la route de la servante avant celle de la répurgatrice. Le reconnaissant, elle avait accepté de l’aider, lui indiquant comme cachette le siège du conducteur de la charrette, plutôt que les tonneaux vides, qui retenaient immédiatement l’attention. Ainsi, le voyage n’avait pas été confortable, mais cette ruse avait trompé la vigilance de ses poursuivants.
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Alkhur Barreadon

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MessageSujet: Re: La Taverne du Vieux Monde (RP uniquement)   Sam 10 Mar - 13:54

RP Empire.
La double-bataille du Fort de Sang/d'Ubersreik









L'envoyé impérial Helmut Geschichtenerzähler venait de débouler dans la taverne, et, avant qu'on ait pu l'en empêcher, il sauta sur la table la moins bancale possible, avant de déclamer d'un ton exalté que l'empereur venait de remporter une grande victoire au sud.

"Laissez-moi d'abord vous compter la bataille du Fort de Sang, où notre empereur écrasa l'ennemi contre ses murailles! Mais avant, une choppe, c'est ma tournée!"
Il est nécessaire de dire que cette déclamation lui donna un sursis de la part des videurs, ils n’allaient après tout pas empêcher un client de se ruiner au profit de la maison pour une vieille table.


-Le fort de sang était assiégé par une imposante armée, et la garnison ne pouvait l'emporter seule. Cependant, on avait dépêché de Nuln une compagnie d'artilleurs pour bombarder l'adversaire. Un duel d'archer s'engagea alors, les elfes faisaient preuve de leurs talents au tir, et l'emportaient malgré le courage de nos tireurs sur les murs, qui subirent de lourdes pertes.

L'ennemi atteignit alors les murs, leur infanterie menant la charge, suivi des archers pour obtenir un point de vue sur le reste de la ville, tandis que des êtres des bois mettaient à bas la porte.
Le combat sur les murs était perdu d'avance, mais nul soldat ne recula. Il semblerait que c'est en menant la contre-attaque que le Graf Volmer fut tué.
La porte était enfoncée, les murs en train d'être nettoyés, lorsque notre empereur arrivé à la tête de l'armée impériale.
Sur la place, les ingénieurs avaient reculés l'artillerie, protégeant leurs machines des déprédations elfiques.
Le seigneur de guerre elfique, un couard, remarqua l'arrivée de l'armée impériale, et choisi la fuite plutôt que la mort honorable avec ses cavaliers encore à cheval, ordonnant à ceux sur les murs de gagner du temps, il semblerait.

Les murs, déjà endommagés par la violence des combats, protégèrent mal leurs nouveaux occupants, et ils subirent de lourdes pertes lorsque l’arquebuserie impériale ouvrit le feu, nettoyant une grande partie de ceux qui avaient durement bataillés pour prendre ceux-ci.
Sur la porte, l'armée régulière encerclant les terrifiants êtres qui se baignaient dans la sang de leurs camarades. Les pertes furent moins lourdes que prévu, l'adversaire, bien qu'inquiétant, étant épuisé par la défense impériale.

L'empereur fit une entrée triomphale, sous les acclamations des survivants des batteries d'artillerie, tout ce qui restait de la garnison. Il aurait préféré abattre le chef présent, mais ce désagrement serait compensé à Ubersreik, elle aussi assiégée, par le seigneur de la forêt lui-même.



La bataille d'Ubersreik, je suis désolé de l'annoncer, était sanglante. Les elfes dépassaient la garnison à trois pour un, malgré l'arrivée d'une bande de mercenaires à triste allure, provenant de Tilée.
On me dit que des dragons étaient présents lors de la bataille, et que leur charge sur les murs, une des premières de la bataille, coûta de nombreuses vies.
Avec ça, les troupes à pieds elfes purent avancer sans problèmes majeurs. La garnison était démoralisée par les cris d'une bande se sorcières, d'après les rumeurs. Les renforts n'arrivaient toujours pas, les elfes continuant d'escalader.
Cependant, le Reikskapitan Zintler était arrivé la veille, avec une bande de cavaliers, et la nouvelle d'une armée de renfort. Son idée n'était pas de contourner l'armée ennemie, mais d'arriver par l'arrière de la ville, en renforçant au compte-goutte la garnison, afin de donner l'idée que le front allait tomber d'une minute à l'autre, et trompant la confiance de l'elfe, qui allait continuer d'envoyer de nouvelles forces.

Les combats continuaient sur les murs, la milice ne faisant pas le poids face aux prouesses martiales elfiques. Leur connaissance des murs et leur discipline, toutefois, leur permit d'infliger des pertes conséquentes à l'adversaire, à un lourd prix.
Sur la porte, en revanche, les mercenaires et une partie de la garnison se déployèrent, piques et lances prêtes.
Les cavaliers sauvages chargèrent au travers des débris de celle-ci, tombant par dizaines face aux balles impériales. C'est alors que le massacre commença, malgré leur aspect négligé, les mercenaires massacrèrent la cavalerie elfique, qui se replia en désordre.

Le soleil était haut dans le ciel, lorsque dans un cri, un dragon s'effondra, emportant avec lui une tour qui détruisit des dizaines d'échelles de siège. Ce fut cependant trop tard pour les troupes sur les murs.
Les dragons se replièrent en temps, avec des aigles géants.

Une centaine d'archers étaient parvenus sur les murs, et échangèrent des tirs avec les arquebusiers de la place, dans un combat d'usure sanglant.


Il semblerait alors qu'à ce moment-là, Zintler soit sorti de la ville, avec ses cavaliers, par la poterne Nord, ordonnant à l'élite de l'Empire de tenter une sortie par la porte, droit sur Orion, le roi de la forêt lui-même!

Entouré comme il était par ses archers, et avec les dragons en maraude, il n'allait pas être une cible facile, et le mouvement était risqué. Zintler comptait sur l'armure des joueurs d'épées pour tenir le tir soutenu elfique.

Le plan fonctionna, et la réserve elfique fut massacrée. Un dragon se sacrifia pour sauver Orion, qui se replia, avec une bande de lémures.
Voyant le massacre sur la plaine, les aigles se replièrent et fuirent le champ de bataille, de même que des femmes-arbres.
Les 3 derniers dragons s'envolèrent vers la ville, avec un peu de chance, ils allaient pouvoir soutenir les troupes toujours présentes, maintenant que la ville était semble-t-il vidée de ses troupes par cette sortie.

Toutefois, c'était une piège. 800 soldats, frais et dispos, surgirent des maisons pour se jeter sur les dragons, qu'ils massacrèrent. A l'extérieur, les lémures et les danseurs de guerre à l'extérieur furent écrasés par la charge de la Reiksguard.


Seuls demeuraient une centaine d'elfes, épuisés et ensanglantés sur les murs. Ils refusèrent de se rendre, et furent traités en conséquence.
Orion, quand à lui, s'était retourné, et empala sur sa lame le porteur de l’emblème de la Reiksguard, avant de se faire encercler par les troupes vengeresses de l'Empire.
Sa jambe brisée, une corne coupée, Orion, épuisé, tomba au sol, et fut fait prisonnier par le clergé de Sigmar!"


A ce moment, un rugissement eu lieu dans la taverne. Enfin, une bonne nouvelle! Malgré l'humiliation à l'Est et l'invasion du Nord, l'Empire conservait son honneur et sa fierté!

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Maxsilv

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MessageSujet: Re: La Taverne du Vieux Monde (RP uniquement)   Sam 10 Mar - 16:19

Principautés tiléennes

Tour 7

RP | Éléonore

— Je vous en prie, nous n’avons pas le temps pour les formalités, objecta l’employée de la taverne. Il vous faut partir ; si l’on vous voit ici, nous aurons tous deux de graves ennuis.
— Hélas, ainsi vêtu, je crains que je ne fasse pas deux pas sans être arrêté ; le signalement d’un fugitif déguisé en gardien de prison doit déjà être transmis aux hommes du guet.
— Vos amis ne peuvent-ils pas vous héberger le temps que cela se calme ?
— Mes amis… quand on est la cible d’une purge inique, les amis se volatilisent de peur que la sentence ne soit contagieuse. Je ne suis pas un seigneur, je ne peux pas compter sur des hommes liges pour me défendre. Quant à ma famille, elle est trop loin pour m’être d’une quelconque utilité.

Tout en disant cela, le lointain cousin d’Emmanuelle von Liebwitz commençait à ôter son déguisement.
— Monsieur ! protesta son interlocutrice. Vous n’allez pas laisser traîner ça ici, tout de même !

Ludwig ne broncha pas, jetant les vêtements dans la cache du chariot, qu’il referma ensuite méticuleusement. Se tournant enfin vers la jeune femme, il lui demanda :
— Pourquoi est-ce qu’une personne comme vous a-t-elle pris autant de risques pour sauver quelque ambassadeur galant croisé l’avant-veille à la taverne ?

L’intéressée rétorqua maladroitement :
— Si je vous avais refusé mon aide, vous auriez quand même essayé de vous introduire dans le tonneau…
— Il suffisait de me dénoncer. Nul doute en plus que vous eussiez été récompensée.
— Je… J’avoue ne même pas avoir considéré l’option.
— Pardonnez-moi de vous mettre ainsi dans l’embarras ; je peine simplement à comprendre votre geste. Dites-moi au moins quel est votre nom, afin que, si je sors vivant de cette mésaventure, je puisse me rappeler à votre bon souvenir et vous offrir davantage que toute mise à prix placée sur ma tête.
— Je m’appelle…

Un bruit derrière elle la fit sursauter, tandis que son acolyte disparaissait promptement derrière la charrette. Se retournant, elle fut apostrophée par son patron, étonnamment souriant :
— Éléonore, est-ce que vous allez bien ? Je vous entends parler toute seule et voilà que vous me dévisagez comme si j’étais un fantôme !
— Oui, Monsieur. Après avoir rangé la charrette, je m’apprêtais justement à venir vous voir… en raison des tonneaux abîmés.
— Oubliez les tonneaux ! On a des nouvelles du front contre les Elfes et elles sont bonnes. Un messager paie sa tournée générale ; on a besoin de vous en salle !

Laissant son employée pantoise, le patron était déjà reparti en sifflotant. Manifestement, la tournée générale était faite de très bons crus. Ressortant de sa cachette, Ludwig s’en amusa :
— Il semblerait que ce soit aussi un jour de chance pour vous, Éléonore… C’est un très beau prénom. Êtes-vous originaire de Bretonnie ? Vous n’en avez pas l’accent en tout cas.
— Mon père était bretonnien, mais j’ai toujours vécu à Altdorf. Cependant, mon patron eût préféré que j’hérite de son accent ; il paraît qu’il fait chavirer le cœur des hommes. Je regrette, il me faut partir et vous aussi. Profitez de l’agitation générale pour vous éclipser discrètement. Vous n’avez qu’à prendre le manteau accroché au fond de la pièce pour vous prémunir contre la pluie ; il est vieux et usé, mais il devrait faire l’affaire.

Le mettant, Ludwig réalisa qu’il était taillé pour un homme de plus forte carrure que lui ; il nageait dedans, d’autant que l’attache pour le refermer était cassée – raison pour laquelle on l’avait sans doute laissé là. S’en apercevant, la servante ôta sa ceinture et la lui présenta en disant :
— Tenez, ceci est pour vous.
L’ex-ambassadeur voulut refuser le présent, mais elle insista :
— Vous n’irez pas loin si le moindre coup de vent fait s’envoler votre habit. Ici, je peux me procurer toutes les ceintures que je veux, de toute façon !
À mi-voix, lui adressant un regard espiègle, elle renchérit :
— C’est toujours la même chose avec la fierté masculine…
Embarrassé, son interlocuteur ne trouva rien à redire et s’empressa de ceindre le vêtement.
— Bonne chance, j’espère qu’on se reverra ! ajouta-t-elle en s’en allant.
— Moi aussi. Myrmidia… euh Sigmar nous protège ! bredouilla-t-il.

Bien qu’une rencontre prochaine parût peu probable, étant donné qu’il avait tout intérêt à mettre le plus de lieues possibles entre Altdorf et lui, Ludwig souhaitait sincèrement revoir cette servante pour le moins surprenante.
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davidou1980



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MessageSujet: Re: La Taverne du Vieux Monde (RP uniquement)   Dim 18 Mar - 10:50

En cet hiver glacial, le Pic de Grom revêt son manteau blanc.

Alors que la vermine gobeline grouille sur ses flancs, narguant les troupes vampires de Mannfred et Vlad von Carstein, les deux frères ennemis, l’armée vampire lève son siège et part pour l’antre de Grashnak, son véritable objectif.

Alors que l’armée de la non vie se met en branle un grincement irréel emplit la montagne : Mannfred se retourne : les portes du Pic sont ouvertes, une catapulte et une arachnarok apparaissent. Le Comte vampire mugit , l’armée s’immobilise immédiatement : formez la ligne, la vermine tente de nous surprendre. Les zombies dégingandés s’effondrent devant l’avancée des gardes des cryptes qui forment une gigantesque phalange de plusieurs milliers d’hommes.

La cavalerie charge, les chauve-souris redoublent de vitesse et c’est toute l’armée vampire qui fond sur la porte de la ville. Et là, dans la surprise générale, les catapultes gobelines et l’arachnarok rentrent dans la ville. La cavalerie s’arrête, les chauve souris sont perdues. Mannfred et Vlad le savent, les gobelins sont fourbes, tapis dans l’ombre, ils sont surement déjà là, rampant dans la plaine, tapis derrière les rochers.

Mannfred rappelle la cavalerie, rassemblez-vous, préparez vous au choc. Les carcasses sans vie obéissent, se rassemblement mollement en claudiquant. Soudain, les flêches surgissent, venues de nulle part, dès les premiers sifflements, la cavalerie et les chauve souris ont vu, ça y est , les archers gobelins sont localisés, tapis dans les fossés, à bonne distance des murs, ils tirent maladroitement. La charge reprend et ce sont les gobelins de la nuit qui surgissent pour arrêter les chevaliers de sang, tandis que les chauve souris reçoivent les flèches. La phalange vampire entre en action elle fond sur l’armée gobeline.

Et de nouveau, une volée de flèches déchire le ciel : la tromperie apparait ! Un guet-apens : Skarsnik apparait au sud, à la tête de centaines d’archers. Mannfred et Vlad s’immobilisent. Les ordres jaillissent. Des hurlements de rage déchirent les rangs vampires. La bataille devient indécise. Il faut choisir. Les chefs détiennent le sort de ce combat entre leurs mains. Pour Mannfred, la situation est claire : il faut empêcher ces deux armées invisibles de fusionner. Les ordres fusent : que la cavalerie et les chauve souris foncent, elles doivent tenir le temps de heurter l’armée du sud, permettre aux gardes des cryptes de percer les lignes gobelines avant qu’elles ne se forment.

Le choc de la cavalerie est terrible, l’infanterie gobeline roule comme des jouets d’enfants tandis que les chauve souris, peu armées, sont progressivement abattues. Leur sacrifice est nécessaire, Mannfred les salue tandis qu’il mène la charge. Les gobelins apparaissent enfin, plus de 4000 larves grouillantes piétinent la neige et vont bientôt la rougir.

Les flêches pleuvent, guerriers, lanciers et gardes s’en amusent tandis que les goules souffrent de ces traits. Mais le choc arrive, et cette fois, pas de surprise, l’armée gobeline ne peut tenir, plus de 3000 gardes des cryptes perforent leurs lignes, mettent à bas les Arachnaroks. A l’ouest, la cavalerie a survécu, en a fini des archers. Mannfred hurle, car les archers gobelins, près de 2000 hommes, tentent de fuir, Skarsnik le premier galopant en pleurnichant. Immédiatement, la cavalerie épuisée charge pour tenter de les retenir. Mais de nouveau, ces vils gobelins surprennent les forces vampires, une nombreuse cavalerie gobeline intercepte la centaine de cavaliers survivants. La bataille est terminée. Les Gobelins fuient, Mannfred et Vlad se dressent, au cœur de la plaine, puisqu’il en est ainsi, ce pic sera à nous, et l’armée vampire rétablit le siège tandis que les Nécromanciens commencent leur office et que les morts se relèvent lentement. Les milliers de zombies, de guerriers et de lanciers tombés se relèvent, lentement, et viennnent s’agenouiller devant leurs maîtres, les héros de la Non vie, Mannfred et Vlad von Carstein !

Il ne reste plus qu'à attendre les nouvelles de l’antre de Grashnak, mais elles vont être bonnes car à l'ouest, le ciel rougeoie déjà !
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Alkhur Barreadon

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MessageSujet: Re: La Taverne du Vieux Monde (RP uniquement)   Lun 19 Mar - 16:16

La bataille de Middenheim, les larmes d'Isha et la terreur des bêtes.






La taverne était aussi calme qu'il pouvait l'être en fin de journée. Les habitués bavassaient à leurs tables, lorgnant sur les serveuses, tandis que le patron défendait sa forteresse face à une demi-douzaine d’assoiffés. Une ambiance habituelle, donc.

Le messager Helmut Geschichtenerzähler était parti il y a quelques semaines à Middenheim, après avoir reçu, d'après la rumeur, la nouvelle qu'une forte armée kislévite, menée par la tsarine en personne, avançait sur le temple d'Ulric.
Depuis plusieurs mois, aucune nouvelle concrète n'était arrivée de la région, et l'inquiétude allait croissant. Si ils prenaient la ville, arguaient les premiers, rien n'empêcherait ces brutes de piller le cœur de l'Empire et à s'attaquer à la capitale elle-même. Les autres rétorquaient que jamais la cité du loup blanc n'allait tomber, qu'on avait déjà parlé de ça et qu'il n'y avait pas de raisons de s'inquiéter.
Tous espéraient cependant que l'Empereur revienne vite de sa campagne au sud et mette un terme à l'invasion, mais aussi qu'il organise de nouvelles battues, d'autant plus qu'une forte harde des bois était sortie des collines désolées pour donner l'assaut à Talabheim, ce qui n'était pas arrivé depuis le ravage de l'Ostland et de l'Hochland par Gorthor seigneur des bêtes.


Les discussions maussades furent interrompues par l'arrivée en fanfare de Geschichtenerzähler, qui revenait du nord, richement vêtu d'habits étrangers. Il s'était visiblement remis de la tournée générale de la dernière fois.
Sautant sur la table et annonçant une tournée générale-ce qui devenait une habitude, visiblement-il clama de grandes nouvelles.

"Herr und Frau,
Ecoutez-moi! Trois grandes victoires impériales!
A Talabheim, Middenheim et en Athel Loren, nous avons vaincu nos ennemis!
Laissez-moi vous conter cela, moi qui était à Middnheim!"


J'étais arrivé au début de l'hiver, la saison d'Ulrik, pour annoncer à Todbringer que le grand théogoniste envoyait des troupes issus des ordres de chevaleries sur le Middenland. A peine avais-je atteint la ville qu'une imposante armée, menée par la tsarine et ses meilleures troupes arrivait devant la cité du loup blanc."

"Ceux-ci n'attendirent point, et lancèrent l'assaut le plus tôt possible. Leurs kossars menaient la charge sur la porte, ignorant nos troupes postées sur les murs, qui purent vider leurs carreaux lors de leur avance. Le comte avait rameuté la garnison de la ville devant le temple, chargeant les troupes irrégulières de tenir la porte le plus longtemps possible.
Les pertes s'accumulèrent des deux côtés tandis que les ungols taillaient un chemin sanglant en direction du comte, qui observait le combat. Voyant que la situation était critique, il ordonna aux troupes sur les murs de rejoindre la porte, afin d'épuiser l'ennemi. C'était une tactique cruelle face à la cavalerie ennemie, mais il lui fallait gagner du temps.
La porte tenait encore, mais un givre magique fit s'effondrer celle-ci sur les troupes dépêchées, créant une brèche imposante et endommageant lourdement l'aqueduc menant à la ville. Les combats s’arrêtèrent un instant alors que la poussière était dispersée par le vent d'hiver.
Alors, la tsarine mena une dernière charge avec l'élite de ses gardes. Rien n'allait l’empêche de prendre la ville. Rien, sauf le comte et sa dernière réserve. Je tiens à rappeler que j'ai eu l'honneur de me tenir à côté de lui lors de ce dernier combat.
Les joueurs d'épées firent jouer de leurs talents martiaux, menés par les prêtres d'Ulric face aux porteurs de haches de la tsarine.
Nous n'étions plus qu'une dizaine à tenir la porte autour du comte, toujours affaibli après son dernier duel face à l'engeance de la Drakwald.
La situation était désespérée, le comte continuant de hurler que Middenheim ne tomberait pas tant qu'il vivrait. A ce moment-là, des cors sonnèrent à l'arrière des lignes ennemies. Le paris de Todbringer avait payé. Les ordres demigriphons, menés par les chevaliers du loup blanc chargèrent vers la ville, massacrant l'arrière-garde adverse avant de se rapprocher de la tsarine qui combattait à l'avant.


Une balle lui frappa l'épaule, la faisant chuter de son cheval et semant la confusion autour d'elle.
Saisissant l'occasion, le comte s'avançant pour l'abattre, mais une brute aux riches vêtements et aux ailes attachés sur son dos s'interposant, le repoussant. Cet homme était Tordimir Lubovasyn, le plus grande guerrier de la noblesse gospodard.
Un duel épique s'engagea, lame naine face a rapière de glace. Aucun des deux géants ne s'arrêta, le duel continuant alors que les kislévites se reformaient pour faire face à la cavalerie de secours. Tout allait se jouer en quelques instants, si Lubovasyn abattait le comte, nous serions submergés par le nombre.
Todbringer devait le savoir, c'est pourquoi dans un cri de rage, il trompa la garde de son adversaire, avant de séparer la tête de son crâne!"

Une acclamation secoua la taverne, les soudards commençant à scander le nom du comte électeur.
"Boris! Boris! Boris!"
"Mais attendez, la bataille n'était pas finie. La reine des glaces s'était redressée non loin, sur une portion très endommagée de l'aqueduc, et poussant un cri à de banshee, lança une volée d'échardes sur le comte électeur, qui pourtant continuait d'avancer vers elle, alors même que son armure de fer météorique volait en éclat.
Puis tout se tu. Les cris des blessés, le carillon du fer s'abattant sur le fer, les hennissements des chevaux, que l'on devinait proche.
La tsarine se tenait droite, mais du sang s'écoulait de ses lèvres. Une lame lui sortait du sternum, et dans un soupir, s’affaissa sur le côté, disparaissant dans les brumes du Fauschlag."

La voie vers Middenheim était jonchée de cadavres, impériaux comme kislévites. Brisé mais invaincu, Todbringer leva son croc runique haut dans le ciel.
"La victoire est à nous! Gloire à Ulric!" Rugit-il!
A ces mots, la cavalerie détruisit les dernières poches de résistances.
L'armée d'invasion avait été annihilé et le nouveau seigneur du Kislev, un Ungol je crois, a envoyé des émissaires pour discuter des conditions de paix. Un ost tout aussi vaste marchait sur Hergig, et l'empereur était loin, au sud. Le Kislev conserverait ses territoires pris, mais il s'engageait à fournir son aide contre les invasions nordiques."

Le traité était décevant, mais ça aurait pu être bien pire.


"En chemin, j'ai cependant appris de nos victoires à l'Est et au sud. L'empereur a ravagé une terre chère aux elfes, les contraignant à accepter nos conditions de paix, pleines de mansuétudes. Ils seront contraints de payer un lourd tribut en échange de la vie sauve de leur chef. Bien fait."
"Ah oui, il semblerait que Helmut Feurbach ait détruit l'armée qui l'assiégeait, et qu'il aurait tué Malagor mauvais présage au cours du siège de Talabheim. Ces nouvelles sont à confirmer, mais si c'est le cas, alors l'hiver nous aura été très favorable!"

_________________
"L'univers n'est pas comme un puzzle que vous pouvez défaire et refaire afin d'en découvrir les secrets. C'est une chose incertaine et toujours en mouvement, se transformant au moment même où vous l'observez. Un homme puissant n'est pas un homme qui divise l'univers comme un puzzle, l'examinant pièce par pièce et mesurant chacune d'elle avec une précision scientifique. Un homme puissant n'a qu'à poser son regard sur l'univers pour immédiatement le transformer."
""L'ingéniosité ne s'enseigne pas."
"Je ne connais pas d’outil de négociation plus efficace qu’une flotte de vaisseaux impériaux sur le pied de guerre…"
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davidou1980



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MessageSujet: Re: La Taverne du Vieux Monde (RP uniquement)   Lun 26 Mar - 12:04

« Enfin, Vlad, nous y sommes. » C’est bien la forteresse de Gunbad qui se dresse devant les armées vampiriques.
La silhouette massive de l’ancienne forteresse naine, grouillante de vermines gobelines, se dresse à flanc de montagne observant ses  futures proies. De sa gigantesque muraille, taillée dans le roc, surgissent d’immenses tours qui percent le ciel comme les sommets environnants les nuages. Cette fois, la bataille sera féroce, de telles fortifications défieraient même les dieux. Mais cela n’effraie pas nos comtes vampires, ne sont-ils pas des dieux parmi les Hommes, des êtres immortels ?

Mannfred Vlad et Neferata, trois des plus grands guerriers de l’histoire de la non vie sont présents . Ils se partagent les ordres et les préparatifs. A Mannfred et Vlad, l’infanterie, les tours, les portes. A Neferata, a cavalerie et ses enfants : vargheists et dragons qui viennent quémander ses caresses.


L’assaut est lancé, la première attaque est confiée à Neferata et ses monstres volants qui fondent sur les remparts. C’est un choc indécis, les vampires veulent estimer l’adversaire, et ils ne sont pas déçus c’est une foule d’archers qui envahit les remparts et une pluie de flêches qui frappe les volants tandis que l’infanterie, protégée, fond sur les murs sans blessures. Les volants sont réduits à néant, une dizaine de dragons, des centaines de Vargheists, mais ça y est, les tours de siège sont au mur. 3000 gardes des cryptes s’élancent, escaladent, et finissent par pourfendre les archers et les zigouillards qui défendaient les murs. A la porte, ce sont les zombies, dégingandés, qui commencent à grignoter les trolls qui virevoltent avec puissance et précision.

Plus au sud, dans la plaine, Neferata et Mannfred, entourés de cavaliers, observent, aux aguets, les premiers impacts quand eux-aussi sont surpris. De nouveau la force gobeline aprle : l’assaut est fourbe une pluie, que dis-je, un ouragan de flêches s’abat sur la cavalerie vampire, la fuite est rapide, il s’agit de protéger les seigneurs. Le sol se met alors à trembler, des rugissements et des couinements se font entendre : Squigs ! Squigs ! Les cris proviennent de l’arrière garde, l’ensemble de la cavalerie se préparent, reformez la ligne entend-on ! Les chevaliers de sang et les émissaires d’outre tombe rient, la mort est là, elle fauchera tout être qui tentera de passer. La charge est terrible, le choc terrible de violence. Les squigs gobelins sont écrasés mais la cavalerie vampire souffre car de nouveau, les archers gobelins surgissent fourbement des fossés et arrosent de flêches ces plantes de la non vie. Peu importe, il faut protéger le repli des comtes.

Devant la ville, là encore, plus de 3000 archers surgissent et une véritable armée sort du sol pour prendre les vampires en tenaille. Peu importe, Vlad est là, observant la mêlée depuis les remparts : MONTEZ ! TOUS AUX MURS ! Et plus de 3000 guerriers, lanciers goules s’emparent des tours et les gravissent. La porte est prise, tout comme les remparts, il s’en est fallu de peu et Vlad hurle de joie !

Les gobelins sont perdus, les flêches pleuvent de nouveau et les archers vident leur carquois, aucun d’entre eux ne réfléchit, feu à volonté. Sur les murs guerriers et lanciers squelettes les narguent, les pertes explosent mais ces morts-vivants semblent comme insensibles aux flêches … Dans la porte, c’est un carnage, les zigouillards et les trolls font face aux gardes des cryptes. Les seigneurs de la guerre vampire sont fiers : Vous ne PASSEREZ PAS hurle la première ligne et c’est un flot constant de renfort qui bloque le passage. Vlad scrute, observe, les gobelins sont encore des milliers, près de 3000 archers dans la plaine, mais ils n’ont plus de flêches et leur général les envoie, c’est un signe, l’infanterie gobeline est défaite, l’adversaire tente le tour pour le tout !
C’est fait, il le sait, la victoire ne peut lui échapper. Alors que les dernières arakhnaroks s’effondrent dans la porte, il sonne la charge, pourfendez ces lâches, abattez-les jusqu’au dernier !

Les derniers coups d’épée retentissent encore lorsque la nuit tombe, la forteresse de Gunbad s’illumine alors de feux surnaturels aux teintes violettes et vertes, la terre se met à trembler, des milliers de corps se relèvent : les Nécromanciens sont là, la vie n’est plus dans cette terre de désolation. Les Von Carstein ont gagné, le monde gobelin sombre peu à peu vers sa fin.
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Maxsilv

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MessageSujet: Re: La Taverne du Vieux Monde (RP uniquement)   Jeu 29 Mar - 17:55

Principautés tiléennes

Tour 10

RP | Cap sur Magritta

De loin, la silhouette de Magritta, premier port en mer du Sud, implanté dans la baie de la Sérénité, semblait immuable. Cependant, à mesure que le navire se rapprochait de la ville, l’œil exercé parvenait à déceler les premiers stigmates de la guerre qui l’avait ravagée. Ses bâtiments les plus illustres étaient défigurés par les impacts nombreux de l’artillerie, tandis que tranchées et ouvrages défensifs éventrés jalonnaient la progression, sur terre, des assaillants. Certes, des hommes et des chevaux tombés au combat, il ne restait plus que les cendres non consumées par les bûchers funéraires érigés après la bataille, mais l’ampleur des dégâts trahissait la violence des affrontements.

— Crévindiou ! s’exclama le capitaine. Y r’golait pas l’casse-m’railles quand l’a attaqué au nez à la barbe des Br’tonniens !
— Donc les rumeurs comme quoi la baie est infestée de pirates de Sartosa sont vraies ? s’enquit le second.
— V’drait mieux pas pour nous… M’sieur l’devin, t’ sûr d’ton coup, hein ?

À l’arrière, un homme était assis sur un tonneau, enveloppé dans un grand manteau. Il fixait ostensiblement le trait des côtes.

— Hé ! Monsieur le devin ? Le boss vous parle ! renchérit le second.
— Je ne suis pas sourd, maugréa l’intéressé. S’il y a des pirates, ils se seront déjà copieusement servi pour fêter la victoire ; ça m’étonnerait que vos truffes les intéressent…
— Quoi, elles ne sont pas bonnes nos truffes ?
— Le cognac par contre…
— L’est bon l’cognac ! tonna le boss.
— Quels que soient les acheteurs, avec la guerre en Estalie, ça vaudra une petite fortune.
— Et vous, ça ne vous fait rien de passer à côté de l’affaire du siècle ? Genre, vous demandez juste à être transporté dans une ville récemment assiégée, comme ça ?
— Mes vues vous dépassent. De toute façon, votre boss est d’accord.
— Un peu mon n’veu, d’puis le début l’avait prédit la guerre ! Avant tout l’monde qu’il savait !

Effectivement, cet étrange personnage avait trouvé ces marchands estaliens à Altdorf, bien embêtés par les aléas de la géopolitique et l’impossibilité de passer par la cité libre de Marienburg, ses autorités ayant interdit aux navires marchands d’emprunter l’embouchure du Reik à la suite de l’ultimatum lancé par les Bretonniens. En conséquence, une partie de leur précieuse cargaison était retenue dans la capitale impériale, l’autre à L’Anguille. En leur révélant l’imminence du conflit entre l’Estalie et la Tilée, le « devin », comme il s’était fait appeler, avait fait naître un projet un peu fou et pourtant en passe de se concrétiser : rediriger les marchandises bretonniennes vers l’Estalie et la cité de Magritta, afin d’être les premiers sur place après la résolution du siège, d’une manière ou d’une autre.

Entre temps, la Bretonnie avait condamné l’agression et déployé ses agents à Bilbali, si bien qu’il s’en était fallu de peu pour que toute l’affaire ne soit compromise, mais le navire avait réussi à tromper la vigilance des autorités du golfe de Gasconnie. Toutefois, depuis cette péripétie que le devin n’avait jamais prédit, même si, il est vrai, personne ne lui avait posé la question, le second était devenu méfiant. Ce dernier s’apprêtait, d’ailleurs, à mettre une nouvelle fois à l’épreuve le don de voyance de leur hôte :

— Hé, Monsieur le devin, vous pouvez raconter le déroulement de la bataille ? Ça nous occupera jusqu’à l’entrée dans le port.
— S’il n’y a que ça pour vous distraire…

Le devin croisa les jambes, ferma les yeux, puis mit ses deux index sur ses tempes.
— Comme à l’accoutumée, le prince de Miragliano prit le temps d’ébrécher les fortifications adverses, en les soumettant au feu nourri des canons tiléens, ainsi qu’au travail de sape effectué depuis des galeries souterraines. Don Borgio rechigna cependant à abîmer les portes de la ville ; il préférait plus volontiers que celles-ci fussent encore en place au moment où, symboliquement, il y effectuerait son entrée.
— On s’fout de c’qui pense Borgio, on veut savoir si les têtes ont bien volé, si ç’a saigné ! objecta le boss, impatient.
— Eh bien, les murs tombèrent avant les défenseurs. Leur résistance fut opiniâtre. Bientôt des rivières de sang se formèrent, sans que l’assaillant n’eût gagné un pouce de terrain.
— Y parle bien le p’tiot ! Prends-en d’la graine !
— Cependant arriva la garde républicaine de Ricco et avec elle… la victoire. Les soldats estaliens n’avaient tout simplement pas l’allonge suffisante pour franchir cette forêt hérissée de piques acérées. Ils ne reculèrent peut-être pas, mais ils tombèrent un à un, jusqu’à ce que ne résonne plus sur le champ de bataille qu’un seul cri de guerre…

Le devin descendit alors de son tonneau, écarquilla les yeux et s’exclama : « Liberté ! Égalité ! Liquidités ! »

Ce cri lui fut alors rendu au centuple. Le second sursauta, à tel point qu’il manqua de passer par-dessus bord, ce qui eût été particulièrement douloureux, dans la mesure où le navire finissait d’accoster et que la fermeté du quai eût sans doute rencontré son éventuelle chute. En contrebas, des gardes de Ricco s’esclaffèrent en voyant l’intéressé se rattraper maladroitement au bastingage du bateau.

Magritta, centre de la religion myrmidienne et grande cité-marchande estalienne, était bel et bien passée sous contrôle tiléen.
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Maxsilv

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MessageSujet: Re: La Taverne du Vieux Monde (RP uniquement)   Ven 13 Avr - 14:06

Principautés tiléennes

Tour 12

RP | Énigmatique

Cela faisait plusieurs semaines que le premier navire marchand avait débarqué sa cargaison à Bilbali. L’activité reprenait lentement et les brèches béantes des bâtiments étaient pour la plupart comblées, mais la guerre contre la Bretonnie faisait à nouveau peser une menace existentielle sur ses murs. L’ironie de la situation voulut que la Bretonnie manquât à son ultimatum – d’aucuns disaient par couardise – et que ce fût la Tilée, appuyée par son allié nain, qui précipitât le conflit. Entre temps, les autorités s’étaient évertuées à déployer davantage de soldats en garnison dans la ville. Ainsi, bien qu’en apparence le pouvoir local avait été confié à un Estalien – El Lider Glorioso Juan Franco, le chef de l’Ordre de la Lance de Vertu –, en pratique, la prédominance des soldats tiléens emmenés par Borgio lui ôtait toute marge de manœuvre.

Pour sa part, le devin n’avait guère plus de marge de manœuvre. Bien qu’il fût encore en âge de servir, son air miteux lui avait évité un enrôlement de force dans l’armée tiléenne. En l’absence de solde, il en était réduit à mendier son pain quotidien en échange de quelque prévision ou réponse apportée à un problème complexe. Les Estaliens, en effet, n’étaient pas seulement attachés au culte de Myrmidia, mais aussi à celui de sa mère : Véréna, la déesse de l’Étude et de la Justice. En conséquence, ils portaient en haute estime la connaissance et désiraient ardemment découvrir la source de l’érudition du devin, celle-ci lui permettant de répondre avec justesse plus sûrement que n’importe quel don de voyance dont il avait pu s’enorgueillir sur le pont du navire.

La réputation du devin crût jusqu’à ce qu’un invité de marque voulût un jour lui aussi se prêter au jeu des énigmes. Accompagné de deux gardes de Ricco qui assuraient sa sécurité, il tira l’homme de sa torpeur. Celui-ci, les yeux mi-clos pour ne pas être aveuglé par la lumière ambiante, tâcha de dévisager son interlocuteur. Ce dernier était grand et mince, avec des cheveux châtains et une fine moustache soigneusement entretenue. Son accent trahissait, comme lui, des origines impériales.

— Il est de commune renommée que tu es une sorte de devin, dont on ne sait pas s’il entrevoit vraiment l’avenir ou s’il se montre simplement perspicace dans l’interprétation du présent.
— C’est ce que l’on dit de moi, en effet. Que puis-je pour vous, mein Herr ?
— Je désire transporter du vin à travers le désert d’Arabie. Je dois parcourir mille lieues avec trois mille pintes. Hélas, je n’ai assez de caravaniers que pour en porter mille à la fois. Comme si cela ne suffisait pas à mon malheur, que je déplace ou non ma cargaison, la chaleur du désert fait s’évaporer l’équivalent du contenu d’une pinte à chaque heure de la journée, si bien qu’en un jour j’en perds douze. Dans le même temps, mes caravaniers ne peuvent parcourir que douze lieues. À l’arrivée, si je ne parviens pas à revendre au moins cinq cents pintes de vin, je ne ferai aucun bénéfice. Dès lors, mon expédition est-elle rentable ?

Le devin tarda à réagir. En voyant approcher cet individu distingué et escorté, des passants s’étaient attroupés et certains, perdant patience, commençaient déjà à repartir. Monsieur-je-sais-tout était-il tombé sur un os ? Ou bien s’était-il simplement rendormi, comme le suggéraient ses paupières closes ainsi que sa respiration lente et régulière ?

— Votre expédition est tout juste rentable, répondit-il enfin, coupant court aux interrogations de son auditoire. Cependant, je ne crois pas me tromper en déclarant que vous n’avez jamais envisagé réellement d’aller vendre du vin en Arabie.
— C’est exact. Il s’agit d’une de ces devinettes dont les précepteurs nourrissent les jeunes aristocrates pour parfaire leur éducation.

Le noble impérial arborait un regard satisfait. Le devin crut même détecter une lueur de malice quand il demanda :
— Sais-tu qui je suis ?
— Quelque illustre ressortissant de l’Empire, à en juger par votre accent.
— Cela, tout le monde le devine aisément ; toi-même, tu m’appelas « mein Herr » sitôt que tu me vis. Non, je te demande quel est mon nom ou ma qualité.

Son interlocuteur, cette fois, ne répondit rien. Un sourire triomphateur apparut alors sur le visage de l’aristocrate.
— Je me doutais bien que tu n’étais pas un vrai devin. Tout au plus ta mère était-elle la nourrice de quelque nobliau et tu t’imagines déjà pouvoir épater la galerie. Pour ta gouverne, tu parles à Ludwig von Liebwitz, ambassadeur de l’Empire en Tilée et en Estalie. Maintenant, tu m’excuseras, mais j’ai mieux à faire que de converser avec un imposteur.

Sur ces paroles cinglantes, l’ambassadeur tourna les talons, aussitôt suivi par ses gardes du corps.
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